Cartographie des réseaux enterrés et émergés : une précaution requise pour sécuriser les travaux

Parmi les étapes incontournables de prévention avant un chantier, la détection, l’identification et la géolocalisation ou cartographie des réseaux enterrés et émergés apparaît comme une obligation à laquelle il ne faut en aucun cas déroger, notamment pour des raisons de sécurité. Rien que sur les réseaux de gaz, on dénombrait pas moins de 17 endommagements journaliers en moyenne à la veille des années 2010[1]. Autant d’accidents que l’on peut éviter avec une meilleure anticipation, en connaissant parfaitement les réseaux présents sur le lieu d’intervention.

Cartographie réseaux : Trace et géolocalisation de réseau enterré pour report sur plan

Pourquoi faut-il cartographier les réseaux avant de passer aux travaux ?

En France, on identifie plus de 2,5 millions de kilomètres de réseaux de distribution. Certains sont aériens ou subaquatiques, mais beaucoup se trouvent sous la terre — et peuvent transporter des matières dangereuses comme le gaz, les hydrocarbures ou encore des produits chimiques. Certains réseaux, jugés moins sensibles, apportent l’eau, l’électricité ou assurent les télécommunications. Pour éviter tout désagrément ou problème grave découlant des travaux, la connaissance des risques doit être placée comme un objectif majeur. En effet, plusieurs accidents notables sur les réseaux de gaz ont éveillé les consciences : désormais, la priorité, avant de commencer un chantier, réside dans l’obtention de toutes les informations sur les réseaux.

Cartographie réseaux : Trace de réseau par géoradar

Il existe aujourd’hui une réglementation anti-endommagement, soulignant l’importance de la prévention sur les réseaux jugés sensibles (contenant des hydrocarbures, des produits chimiques, des gaz, de l’eau surchauffée, des lignes électriques pour l’éclairage public ou la circulation de véhicules de transport public, etc.).

La connaissance de leur existence demeure incontournable pour moduler les travaux et se protéger de tout incident. De plus, si l’on s’aperçoit au cours du chantier que toutes les conditions ne sont pas réunies en présence d’un réseau sensible, on initie une interruption ponctuelle, jusqu’à ce que des solutions adaptées puissent être mises en place. En parallèle, les professionnels obtiennent des formations ciblées pour moduler leurs techniques en fonction de la configuration, dans une optique de sécurité totale et de préservation des équipements. Enfin, en cas de fuite de gaz, des procédures d’urgence doivent être anticipées, afin que tous les habitants et intervenants soient automatiquement placés en sécurité.

Cartographier sans endommager, c’est possible !

Contrairement à certaines idées reçues, il ne faut pas forcément creuser pour identifier les réseaux présents sur un secteur bien particulier. En effet, l’usage de technologies avancées dans le domaine du géoréférencement facilite la cartographie sans fouille, au moment de la préparation des travaux. Concrètement, cette méthode évite tous les travaux supplémentaires consistant à reboucher ou réparer avant de commencer la construction initiale. L’identification n’impose aucune contrainte pratique pour les ouvriers, elle se fait en toute discrétion, et délivre toutes les informations nécessaires pour œuvrer en toute sécurité.

Cartographie réseaux : Trace de réseau enterré par aiguillage et champ électromagnétique

Dans le cadre des DT et DICT (déclaration de travaux à proximité des réseaux), les maîtres d’ouvrage doivent faire appel à des prestataires externes pour obtenir toutes les données sur les matières, pressions et profondeurs des réseaux. Le cas échéant, la réalisation de plans de recollement peut se révéler indispensable.

Cette étape préalable concerne tous les types de travaux, qu’il s’agisse de bâtiments tertiaires ou de bureaux, de logements collectifs, de maisons individuelles ou même de locaux industriels.

Sollicitez une entreprise experte pour géolocaliser les réseaux

AIRT Contrôle, cabinet d’expertises environnementales à la fois reconnu et certifié, propose la cartographie sans fouille des chantiers, afin d’identifier tous les réseaux sans endommager la surface. L’audit sera mis en place avec les technologies les plus efficaces dans le domaine : aiguille détectable, détecteur de champ magnétique, géoradar ou encore récepteur GNSS.

Adoptez l’attitude préventive exigée par les réglementations, pour lancer votre chantier en toute sérénité, à l’abri d’incidents susceptibles de ralentir les processus ou, pire, de générer des dégâts.

[1]http://www.reseaux-et-canalisations.ineris.fr/gu-presentation/construire-sans-detruire/prevenir-les-risques.html

reseaux-ventilations

Pourquoi réaliser un test d’étanchéité à l’air des réseaux aérauliques ?

Présents dans la plupart des bâtiments résidentiels et tertiaires, individuels comme collectifs, les réseaux aérauliques servent à véhiculer l’air de l’intérieur vers l’extérieur, et inversement – qu’il s’agisse de l’air insufflé (température maitrisée, composants filtrés, humidité contrôlée) ou de l’air vicié (extrait des locaux). Dès lors, leur étanchéité à l’air est essentielle pour ne pas dégrader ses fonctions… Sans compter que tester les réseaux aérauliques est parfois obligatoire pour répondre à certaines normes et labels.

test d'étanchéité à l'air des réseaux de ventilation

Un test des réseaux de ventilations pour garantir leur bon fonctionnement

Les différentes fonctions des réseaux aérauliques ne peuvent être assurées qu’à travers des réseaux étanches. Ce n’est qu’à cette condition qu’ils peuvent :

Garantir l’hygiène et la qualité de l’air intérieur

L’étanchéité des réseaux de ventilation permet de s’assurer que l’air vicié n’est pas redistribué dans le bâtiment mais bien rejeté à l’extérieur ou filtré. À défaut de pouvoir fonctionner normalement, les débits d’air hygiéniques insufflés devront être réajustés, entraînant du bruit supplémentaire par la surconsommation des ventilateurs.

Limiter la consommation d’énergie du bâtiment

Le bon fonctionnement des réseaux aérauliques agit directement sur le chauffage / refroidissement, la ventilation, les déperditions associées au renouvellement d’air, etc. Un système peu étanche génère forcément des coûts supplémentaires relatifs à la surconsommation des ventilateurs et les pertes d’air (froid ou chaud).

Préserver le bâti

En évacuant une trop grande humidité de l’air, les réseaux aérauliques étanches préservent la structure du bâtiment. Sans eux, elle se dégrade inévitablement : la condensation excessive créant des moisissures, altérant sa solidité, mais aussi la santé des personnes présentes dans ses murs.

Offrir un plus grand confort aux occupants

Au-delà du confort thermique généré, les réseaux aérauliques garantissent un confort acoustique. Avec des réseaux de ventilation défaillants, les occupants perdent rapidement le premier comme le second.

mesure pertes charges reseau aeraulique

Un test pour respecter la RT 2012 et les labels

Jusqu’à ces dernières années, s’assurer de l’étanchéité des réseaux aérauliques n’était pas notre principale préoccupation : les fuites des installations pourtant neuves, comme celles qui intervenaient dans le temps (suite à une dégradation d’un composant du réseau ou de leur assemblage) n’étaient pas suffisamment considérées. Il fallait attendre des manifestations « extérieures » pour venir les vérifier et le cas échéant réaliser les corrections.

Si la Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) ne détermine pas précisément d’objectifs à atteindre, elle propose la classification des réseaux en matière d’étanchéité de l’air de A à D – la classe A étant le niveau le plus bas autorisé. À noter que ce calcul prend en compte l’aire de surface du réseau testé, la pression d’essai et le débit de fuite mesuré. Plus concrètement, on applique :

  • Classe A: pour les réseaux aérauliques visibles, avec des fuites profitant de l’espace autour du réseau ;
  • Classe B: pour les réseaux aux conduits rectangulaires ou de moins de 20m² ;
  • Classe C: pour les réseaux aux conduits circulaires ou de plus de 20m² ;
  • Classe D: pour les réseaux où l’étanchéité est un élément clé, nécessitant, la plupart du temps, des accessoires avec des joints doubles.

Par ailleurs, lorsqu’un bâtiment souhaite revendiquer un label – comme ceux d’EFFINERGIE – un simple avis technique ne suffit pas : la mesure d’étanchéité d’air des réseaux aérauliques est alors requise,

Au-delà de la stricte obligation d’avoir des réseaux aérauliques étanches à l’air pour respecter la RT 2012 et les critères des labels, le manque d’informations à ce sujet délivré aux différents acteurs de la filière (maître d’ouvrage, installateur, concepteur, industriels, organismes de certification) peut entraîner des contre-performances au moment du mesurage. En effet, si, à la réception, un bâtiment est bien conforme au FD E51-767 (ventilation des bâtiments), il peut avoir des défauts cachés de mise en œuvre, si les équipes d’installation n’ont pas procédé à des contrôles, à leur niveau. L’information est, ici, un facteur clé du succès de l’ensemble du process !

Le point sur la réglementation acoustique dans le bâtiment

Différents paramètres entrent en jeu lorsque l’on étudie la qualité de vie dans le logement, et le bruit fait bien entendu partie des atteintes les plus fréquemment citées. Que son origine soit extérieure ou qu’il provienne de l’intérieur du bâtiment, le bruit a un effet néfaste sur les occupants avec des conséquences telles que les troubles du sommeil et une fatigue chronique, voire dans des cas plus graves une diminution de l’acuité auditive. Beaucoup de Français se déclarent ainsi gênés chez eux par des bruits, cette proportion est d’environ 50 % dans les grandes villes. On comprend alors mieux pourquoi il existe une réglementation acoustique définie par l’arrêté du 30 juin 1999. Voici tout ce qu’il faut savoir sur la NRA (Nouvelle Réglementation Acoustique) qui s’applique dans l’hexagone.

attestation test acoustique airtcontroleL’attestation acoustique

Ce document permet au maître d’ouvrage d’attester de la prise en compte des règles applicables en matière de gestion du bruit. Il doit la fournir aux autorités ayant délivré le permis de construire et elle peut lui être demandée par les personnes intéressées par l’acquisition d’un logement et qui souhaitent s’assurer de la qualité sonore de la construction.

Les bâtiments concernés par la réglementation acoustique

Depuis le 1er janvier 2013, tous les types de bâtiments d’habitation neufs ainsi que les surélévations et additions sur des bâtiments d’habitation anciens sont concernés par la Nouvelle Réglementation Acoustique. Si les maisons individuelles ne sont a priori pas concernées, il ne faut pas oublier le cas particulier des maisons d’habitation accolées à un local d’activité professionnelle.

Les nuisances prises en compte

La réglementation en la matière est particulièrement claire, tous les bruits doivent être étudiés, aussi bien ceux de l’environnement proche et provenant des infrastructures urbaines, que ceux qui pourraient provenir de l’intérieur du bâtiment. Ils peuvent avoir pour origine les parties communes d’un immeuble, les équipements techniques (ascenseur, chaufferie) ou un autre logement.

controles acoustiques obligatoires

Ce tableau constitue la synthèse des constats réalisés sur l’ensemble de l’opération, de la phase d’études jusqu’aux mesures après travaux (source : cohesion-territoires.gouv.fr)

Texte réglementaire
Cohérence de l’opération vis-à-vis de la réglementation
Objet
Oui
Non
Sans objet
Respect des arrêtés du 30 juin 1999 Bruits aériens extérieurs
Bruits aériens intérieurs
Absorption dans les circulations communes
Bruit de chocs
Bruits des équipements individuels de chauffage ou de climatisation
Bruit de l’installation de ventilation mécanique
Bruit des équipements individuels d’un logement perçus dans un autre logement
Bruit des équipements collectifs (hors VMC)
Respect de l’arrêté du 30 mai 1996 modifié Bruit d’infrastructure(s) routière(s)
Bruit d’infrastructure(s) ferroviaire(s)
Bruit d’un aérodrome

La procédure pour obtenir l’attestation

Si la procédure à suivre est parfaitement définie et comporte de nombreuses étapes tout au long du chantier, il faut savoir que la NRA repose sur le principe de l’autocontrôle et c’est donc le maître d’ouvrage qui est responsable de la démarche. Il va devoir, dès la phase de conception du projet, prendre en compte l’aspect qualité sonore du bâti afin de respecter les exigences réglementaires.

Durant les travaux, des mesures sont à réaliser pour valider les préconisations retenues lors de la conception du projet et mettre en place une logique de suivi. Cependant, le maître d’ouvrage reste libre des méthodes employées et aucun justificatif ne lui sera demandé. Enfin lorsque le chantier est terminé, on procède à nouveau à des mesures qui attestent de la qualité acoustique.

Les mesures à réaliser

Elles sont clairement définies par l’arrêté du 27 novembre 2012 qui liste les mesures obligatoires en fin de chantier. Si les projets de moins de 10 logements n’ont aucune obligation, on compte entre 6 et 27 mesures à effectuer en fonction de la dimension du projet, des équipements (garage collectif, ascenseur) et des choix techniques mis en œuvre (VMC double flux, isolation par l’extérieur, type de chauffage).

Le rôle des experts

Le suivi des différentes étapes pour parvenir à l’attestation de prise en compte de la NRA est très souvent confié par le maître d’ouvrage, soit à son architecte, soit directement à un contrôleur technique ou un bureau d’études spécialisé en acoustique des bâtiments, comme AIRT Contrôle, qui gérera alors la procédure de A à Z en utilisant des méthodes très spécifiques et en procédant à de nombreuses mesures :

  • bruit aérien / bruit d’émergence / bruit d’équipement
  • mesure des phénomènes vibratoires
  • recherche des différentes sources de bruit…

Pourquoi faire effectuer un test de perméabilité à l’air ?

Si en tant que particulier vous vous intéressez à la construction, car vous avez fait bâtir votre maison, ou que vous projetez de le faire, il y a alors de fortes chances pour que vous ayez une petite idée de ce en quoi consiste un test d’imperméabilité à l’air. En effet tout bâtiment neuf doit aujourd’hui respecter les normes mises en place avec la Réglementation Thermique en vigueur, la fameuse RT2012. Et pour cela un test d’étanchéité, que l’on appelle aussi infiltrométrie, est obligatoire en fin de chantier.

Ce qu’il faut savoir de la RT 2012

C’est dans le cadre du Grenelle de l’Environnement qu’est née la RT 2012 dont l’objectif est de limiter la consommation d’énergie primaire des bâtiments neufs à un certain seuil établi à 50 kWhEP par mètre carré de surface habitable et par an.

Elle s’applique aujourd’hui à l’ensemble des permis de construire de bâtiments neufs à destination de logement avec une obligation de résultat qui s’appuie sur trois critères principaux :

  • l’efficacité énergétique du bâti qui est définie par le coefficient «Bbiomax»,
  • la consommation énergétique avec le coefficient « Cepmax »
  • et le confort d’été des bâtiments dépourvus de système de climatisation.
critères principaux RT 2012 (Bbio, Cep, Tic)

Source : ecologique-solidaire.gouv.fr

La RT 2012 impose notamment de mesurer l’étanchéité à l’air afin de s’assurer du respect d’un certain coefficient de perméabilité. Pour une maison individuelle, il est de 0,60 m³/h/m².

Qu’est-ce que l’infiltrométrie ?

Une bonne étanchéité à l’air est essentielle pour respecter les objectifs fixés par la RT2012 en matière de performance énergétique. On a donc recours à l’infiltrométrie, une technique qui permet de mesurer le débit d’air non maîtrisé entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment, et d’identifier les endroits par lesquels transite l’air.

Quels sont les risques si la maison n’est pas assez étanche ?

Voici les principales conséquences des infiltrations d’air dans une maison :

  • perturbation du bon fonctionnement des systèmes de ventilation qui gèrent le renouvellement de l’air
  • les ponts thermiques créés par les infiltrations génèrent des pertes de calories ainsi que de la condensation qui est source d’inconfort et rend la maison plus difficile à chauffer
  • l’augmentation du taux d’humidité dans l’air intérieur favorise l’apparition de champignons et peut occasionner des dégradations de certains matériaux (enduits, isolants).

Les principales sources d’infiltration

L’air peut pénétrer dans un bâtiment par de nombreux endroits auxquels on n’aurait pas forcément pensé, voici les plus courants :

  • les murs extérieurs qui constituent l’enveloppe du bâti
  • les seuils de porte
  • le réseau de gaines électriques
  • les joints de dilatation
  • la jonction entre les murs et la toiture
  • les coffres de volets roulants
  • les trappes non étanches pour accéder aux combles ou aux réseaux de ventilation…

Comment se déroule un test d’étanchéité à l’air ?

La première étape consiste à obstruer l’ensemble des ouvertures mises en place pour les systèmes de ventilation. On va ensuite étanchéifier la porte d’entrée avec un dispositif souple et y positionner un ventilateur afin de créer une différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment. L’appareil baptisé infiltromètre, relié à un logiciel d’exploitation, permet alors de calculer le volume des fuites d’air. On peut aussi avoir recours à une autre technique pour identifier les points de passage de l’air en utilisant un générateur de fumée et une caméra thermique.

Porte soufflante, test d’infiltrométrie (étanchéité à l’air)

À quel moment faut-il faire un test d’étanchéité ?

Les spécialistes de l’infiltrométrie recommandent d’effectuer deux tests à des étapes distinctes du chantier.

Le premier test doit avoir lieu lorsque l’on atteint la phase dite du clos et couvert afin de repérer les infiltrations avec la caméra thermique. À ce stade, il est encore temps de remédier aux éventuels problèmes décelés.

Le second test, réalisé avec l’infiltromètre, s’effectue au moment de la réception du bâtiment afin de vérifier le respect des objectifs fixés par l’étude thermique en fonction du type de construction.

Le test d’étanchéité dans les logements collectifs

La RT 2012 s’applique bien entendu aux logements collectifs qui sont, tout comme les maisons individuelles, soumis à l’obligation de réaliser un test d’infiltrométrie afin de recevoir leur attestation d’étanchéité à l’air. Si le principe reste le même, il y a cependant deux différences notables :

  • S’il est possible de tester l’ensemble d’une maison, il est impossible de le faire pour un immeuble de plusieurs dizaines, voire centaines, de logements. On pratique alors la méthode de l’échantillonnage en sélectionnant par exemple un logement par étage.
  • L’indicateur de perméabilité dont le seuil est fixé à 0,60 m³/h/m² pour une maison individuelle est de 1 m³/h/m² pour les logements collectifs.

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Il est important de préciser que seuls les professionnels certifiés Qualibat formés à la mesure de l’étanchéité à l’air des bâtiments sont habilités à délivrer des attestations de conformité RT 2012.

Le contrôle de la qualité de l’air

On entend très souvent parler de la qualité de l’air que nous respirons, notamment avec la multiplication des pics de pollution atmosphérique que nous avons connue depuis quelques années. Mais qu’en est-il de l’air intérieur ? On oublie parfois qu’il s’agit d’un paramètre essentiel au bien-être, tant dans un bâtiment professionnel que dans un logement. Il existe d’ailleurs une réglementation spécifique s’appliquant aux établissements recevant du public (ERP).

N’hésitez pas à solliciter votre cabinet d’expertise AIRT Contrôle pour obtenir un devis d’analyse de la qualité de l’air intérieur. Car la qualité de l’air intérieur (« QAI ») est une préoccupation majeure pour la santé dans tous les bâtiments : usines, bureaux, écoles, logements, salles de sport…

Quand procéder à une analyse de la qualité de l’air intérieur ?

Différentes situations peuvent amener le propriétaire ou l’exploitant d’un bâtiment à mandater une entreprise pour étudier la qualité de l’air. Il peut dans certains cas s’agir d’un contrôle réglementaire ou d’une mesure visant à évaluer la gravité d’un problème sanitaire. Certaines entreprises entreprennent des démarches d’amélioration du bien-être au travail et se penchent sur l’air que respirent les salariés. Enfin ce peut également être une préoccupation pour le propriétaire d’un bâtiment d’habitation qui souhaite améliorer le confort général des occupants ou pour un promoteur immobilier qui veut accéder à certaines certifications pour un programme neuf.

La typologie des bâtiments susceptibles d’être soumis à une prestation d’analyse de la qualité de l’air est donc variée. Cela va des ERP aux bâtiments industriels en passant par les logements et les locaux commerciaux.

Les systèmes d'aération jouent un rôle primordial dans la qualité de l'air intérieur

Quels sont les paramètres étudiés pour mesurer la qualité de l’air intérieur ?

La pollution de l’air peut être chimique ou biologique. Elle prendra différentes formes plus ou moins faciles à mesurer. Les équipes intervenant pour une mission de surveillance de la qualité de l’air sont capables d’identifier les sources de pollution de l’air intérieur et de mesurer différentes concentrations, en particulier les particules fines (les poussières), les composés organiques volatils, les pollens ou les moisissures.

En ce qui concerne les établissements recevant du public, le dispositif réglementaire du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire encadrant la qualité de l’air comporte :

  • une évaluation des moyens d’aération,
  • la mise en œuvre, au choix :
    • d’une campagne de mesures de polluants (concentrations en formaldéhyde, benzène, dioxyde de carbone pour évaluer le confinement et éventuellement perchloréthylène pour les établissements contigus à un pressing) par un organisme accrédité,
    • d’une autoévaluation de la qualité de l’air au moyen du guide pratique, permettant d’établir un plan d’action pour l’établissement.

Exemples de sources et facteurs contribuant à la qualité de l’air à l’intérieur des locaux

Sources et facteurs contribuant à la qualité de l’air intérieur

Source : http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/guid0910.pdf

La réglementation en vigueur

La loi considère que l’air intérieur du logement d’un particulier est de sa responsabilité et aucune norme ne s’applique. Il existe par contre plusieurs décrets relatifs à l’évaluation des moyens d’aération, à la mesure des polluants et aux modalités de surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public :

  • Loi n°2010-788 du 12 juillet 2010
  • Décret n°2011-1728 du 2 décembre 2011
  • Décret n° 2015-1926 du 30 décembre 2015 modifiant le Décret n°2012-14 du 5 janvier 2012
  • Décret n° 2015-1000 du 17 août 2015.

Vous trouverez plus d’informations à ce sujet sur cette page.

Qualité de l’air intérieur dans les établissements scolaires

Il est intéressant de noter qu’une nouvelle réglementation s’applique depuis cette année aux crèches ainsi qu’aux écoles maternelles et primaires avec l’obligation d’effectuer un contrôle des réseaux et systèmes de ventilation et le cas échéant de mettre en place un plan d’action pour réduire les sources de pollution de l’air respiré par les enfants. Dès 2020 seront également concernés les collèges, les lycées, les universités et les centres de loisirs, afin d’accéder à une amélioration de la qualité de l’air dans ces établissements dans le cadre d’un plan national de sécurité sanitaire.

L’OQAI (Observatoire de la qualité de l’air intérieur) a pour mission de mieux connaître la pollution intérieure, ses origines et ses dangers pour la santé publique. On note effectivement une recrudescence des maladies respiratoires (asthmes, allergies, coqueluche, troubles pulmonaires…) qui peuvent affecter les enfants ainsi que les adultes.

Affiche qualité de l’air intérieur écoles

Source : www.ecologique-solidaire.gouv.fr